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La question de l’adaptation du matériel
végétal par rapport au changement
climatique est cruciale pour penser le
vignoble de demain.

Présentation de la pépinière Calmet :
La pépinière Calmet a été créée en 1986 à Fanjeaux et reprise en 1995 par Olivier
Calmet. Elle est spécialisée dans la production de plants de vignes. De taille
moyenne, elle produit 1,5million de plants en terre chaque année.
Malheureusement à cause de problèmes économiques elle ne produira plus de
plants sur site à partir de cette année.

Dans un contexte de changement climatique, marqué dans le bassin méditerranéen par
une intensification des sécheresses, une augmentation de l’érosion des sols et une
baisse de leur fertilité, les couverts végétaux s’imposent comme un levier
agroécologique majeur en viticulture biologique.
Toutefois, leur mise en place doit être réfléchie et adaptée au contexte notamment le
choix des variétés selon les objectifs recherchés par les viticulteurs (fertilisation azotée,
couverture du sol, couvert permanent, annuel…)

Le Biocivam11 travaille depuis plusieurs années sur ces questions. Par ailleurs, dans le
cadre du projet Morfeus, piloté par l’INRAE et le PNR de la Narbonnaise, 3 parcelles de
vignes vont être suivies pour étudier l’effet des couverts sur la rétention en eau des sols.
Pour faciliter les premières discussions, ce cadre d’étude a donc été choisi pour servir
de base dans les réflexions de l’atelier.

À travers la projection du documentaire Vignes sur le fil, suivie d’un débat en présence de
la réalisatrice Emma Crouzet, ingénieure agronome, l’événement visait à croiser les regards
de vignerons, de chercheurs, de professionnels du secteur et d’habitants du territoire afin
de nourrir la réflexion collective, partager des expériences de terrain et questionner les
pratiques actuelles et futures, notamment dans une perspective de viticulture durable et
biologique.
La rencontre avait pour objectif de sensibiliser les participants aux impacts concrets du
changement climatique sur la filière viticole, en particulier dans les territoires
méditerranéens, et d’ouvrir un espace d’échange autour des stratégies d’adaptation
possibles.

Cette après-midi technique a pour objectif de faire découvrir le biochar et ses
applications en viticulture, une thématique aujourd’hui mise en avant par
plusieurs producteurs. Un premier suivi de parcelle viticole amendée avec du
biochar est en cours, dans le cadre du GIEE Vignes vivantes afin d’en observer les
effets sur le sol et le fonctionnement de la vigne.
L’après-midi sera l’occasion de mieux comprendre les intérêts agronomiques du
biochar et de voir concrètement comment en fabriquer soi-même, grâce à une
démonstration du four low-tech Kon-Tiki, complétée par des retours
d’expériences et des temps d’échanges entre producteurs.

 

Les essais présentés dans ce rapport s’inscrivent dans une démarche participative visant à recueillir des données jugées pertinentes par les vignerons, pour l’adoption de pratiques agroécologiques diversifiées susceptibles de renforcer la résilience de la vigne face à diverses contraintes, telles que la sécheresse ou l’échaudage.

Cette étude vise à évaluer l’impact d’un amendement en biochar sur la disponibilité et l’infiltration de l’eau dans les sols, ainsi que sur le stress hydrique et la productivité de la vigne en contexte méditerranéen. Elle cherche également à étudier l’intérêt d’un apport supplémentaire de biochar vis-à-vis d’un apport de compost seul, à évaluer quel type de
biochar était le plus performant et quelle dose de biochar permettait d’optimiser ces effets.
L’expérimentation a été conduite sur trois parcelles viticoles du sud de la France

Le biochar présente plusieurs propriétés intéressantes : il a une forte capacité de rétention d’eau, améliore la structure du sol en augmentant sa porosité, favorise l’aération racinaire et l’activité microbienne, et agit comme un réservoir de nutriments, limitant leur lessivage.
L’objectif de ces essais est d’évaluer leur intérêt en viticulture et de comparer leur utilisation à des apports de compost seul, pratique plus répandue.

Retrouvez le compte-rendu de la Journée technique Hydronomie : Comment augmenter la résilience hydrique, organisé le 11 septembre 2025 dans le cadre du programme régional de rencontres professionnelles Terr’eau Bio

Organisée par le Biocivam de l’Aude et par Abres et  Paysage 11, elle a réuni 12 participants en présentiel.

 

Karine Mirouze, vigneronne bio dans les Corbières, évoque son parcours de l’école d’ingénieur à la réalité de la vigne dans les Corbières. Sa prise de conscience de l’importance de la vie du sol l’a conduite à adopter plusieurs pratiques agro-écologiques telles que l’agriculture biologique, l’agro-pastoralisme ou les couverts végétaux… Elle nous livre en particulier son expérience originale de création du tiers-lieu paysan de Beauregard, engagé dans le soutien et la reconstruction agricole des Corbières.

Dans un contexte économique difficile pour la viticulture, un projet de l’Atelier Paysan, du Bio Civam de l’Aude et de Chemin Cueillant redonne une seconde vie aux outils oubliés. Et si la solution pour alléger les coûts et mieux gérer les couverts végétaux se trouvait déjà dans les hangars agricoles ? Découvrez comment des viticulteurs réinventent leur pratique en recyclant et réutilisant du matériel ancien. Anaïs Berneau, chargée de mission au Bio Civam de l’Aude, nous parle de cette initiative collective alliant économie, réemploi et innovation.

Le projet CODEFI Arbo-Viti, a été lancé en réponse à un appel à projet du plan national Ecophyto. L’objectif de ce projet est de créer un Outil d’Aide à la Décision permettant d’élaborer et de proposer des mélanges de couverts végétaux en prenant en compte le contexte pédoclimatiques et les services écosystémiques ciblés. Pour répondre à cet objectif, le comportement et les caractéristiques de 55 espèces ont été observés sur une parcelle dans la commune de Rivesaltes (66600) entre Octobre 2022 et Août 2023.

L’année a été marquée par une sécheresse historique dans le département, avec un cumul total d’eau de 260mm de Septembre 2022 à Août 2023 (voir Figure N°1). Ces conditions de sécheresse très anormales pour la période automnale ont fortement perturbé le développement des espèces, et malgré des arrosages réalisés en Décembre, aucune mesure fiable n’a pu être réalisée pour amender l’OAD, notamment à cause du très faible développement de nombreuses espèces et d’une croissance végétative perturbée pour les autres. Ce compte rendu présente néanmoins certaines observations qui ont pu être réalisées sur la parcelle, et qui permettent de mieux comprendre le fonctionnement des plantes dans des conditions de stress hydrique sévère.